Episode 11/ Où notre héros rêve d’ouvrir sa propre école pour mutants.
Dans l’épisode précédent, j’ai fait allusion à un certain Charles Xavier, et mon petit doigt (qui est quand même bien grand) me dit que ce nom ne vous évoque rien de bien concret. Rassurez-vous, je déteste laisser des personnes dans l’obscurité de l’ignorance, et m’en vais de ce pas vous présenter le bonhomme. Chauve et paralysé des membres inférieurs, Charles Xavier est le maître à penser de l’équipe de mutants appelée X-Men. Il est à la fois le fondateur d’une école pour jeunes surdoués (dans la vie civile) et mentor de jeunes mutants (dans la vie super-héroïque). Comme votre serviteur il fut un temps.
Xavier est télépathe, ce qui veut dire qu’il peut lire – voire influencer – l’esprit des gens de base comme vous et moi. C’est ce qu’il a fait pour repérer et approcher cinq djeuns jusque là haïs par le commun des mortels, car différents. Attention, je ne parle pas d’un simple strabisme ou d’une bosse dans le dos, ici on fait de la discrimination de haute volée ! Les jeunes en question ont de grandes ailes dans le dos, un rayon mortel qui jaillit des yeux, ou le corps recouvert de glace. On comprend qu’ils fassent peur. Le Prof X (ne rigolez pas dans le fond, c’est son nom de code, s’il vous entend il vous grille la cervelle…) les réunit alors dans sa fausse école pour surdoués – mais vraie base d’entraînement pour super-héros, où les X-Men apprennent à utiliser leurs pouvoirs et sauver le monde, un monde qui les craint et ne les aime pas, un monde ingrat. Voilà la croix des mutants, en plus du X de Xavier, car le vieux est mégalo !
Je ne le suis pas, ni vieux ni mégalo, mais je suis fier d’avoir eu ma petite équipe de mutants nordistes à la belle époque des ateliers BD avec l’association Creanim’ qui m’a également permis d’organiser un événementiel bd dans ma commune mais j’y reviendrai une autre fois, les larmes dans les yeux m’empêchant de bien voir l’écran.
Mes petits mutants se réunissaient chaque mercredi matin, et je leur apprenais en toute modestie à utiliser leur don à bon escient, non Kévin c’est pas classe du tout cette planche pleine de zizis, bien vu Brandon les deux yeux visibles sur le profil, chapeau bas Klaus 4712 personnages dans une seule case fallait les placer !
Vous n’avez sans doute pas lu “J’apprends à dessiner avec OjmR” car je suis aussi doué pour le dessin qu’un lépreux pour le banjo, et aucun éditeur n’a jamais eu l’audace de publier un seul de mes croquis. Je les comprends. Mon conseil visait plutôt l’utilisation judicieuse du talent de mes protégés, et comment passer de la succession de dessins isolés sur moultes feuilles volantes à la succession de cases savamment organisée pour raconter une histoire. Et, encore mieux, raconter leur histoire, qu’ils auront inventé du début à la fin. Voilà ce que j’apprenais à mes X-Men.
Et en ce moment, vous vous en doutez forcément, je pense à mon propre mutant, celui que porte ma femme, qui mute et mute pour plusieurs mois à l’heure ou je parle (ou j’écris). Pourvu qu’il n’ait pas de branchies ou une antenne de trois mètres qui lui sort des fesses ! Le reste, pas grave, on gèrera. Il pourra être différent, avoir un don particulier, un choix de vie bien à lui, ses parents seront là pour lui rappeler que dans ce monde – parfois souvent merdeux comme la litière du chat que je me coltine chaque semaine – il existera toujours une base secrète remplie d’amour, où il s’entraînera quand il voudra. On n’est pas chez Xavier ici, on ne force ni influence personne.
D’ailleurs, ce vieux crâneur de chauve à roulettes, saviez-vous qu’il avait eu un enfant ? Héééé oui, et là aussi, niveau différence, il a fait fort le X ! Légion, qu’il l’a appelé… Pas étonnant que le petit croyait qu’il y avait foule dans son cerveau ! A vouloir se la jouer trop différent, le vieux Xavier a récolté la mauvaise graine…
OjmR


9 août 2010 à 07:55
moi j’ai toujours rêvé d’ouvrir une école pour mutantes.
Malicia, Tornade, Kitty, Jean Grey… mais aussi pleins d’autres bombasses de l’univers Marvel.
un peu comme Hugh Heffner.
et on m’appelerait le professeur XXX.
…ok je sors